
Force ni que rage. Extrait du Journal au samedi 28 mars 2026 :
« Aperçu, en garant la voiture, les bonnes-sœurs de la Nonciature jouer, gloussantes, avec les deux chiens qui leur sautent au visage. Un bruit, me retourne : dans le jardinet de la maison d’en face, une dame d’une cinquantaine d’années, maigre effrayamment, casse sur sa cuisse un grand bout de pvc couvert de couleurs, une palette, en morceaux pas trop petits parce que la poubelle assez large, quand même. […] Parti chercher le bureau qu’Elsa a acheté sur internet. C’est dans les blocs de Polytechnique, sous le réseau des gazoducs. Une petite dame nous accueille, au cinquième, dans un français honorable – sa fille est à Paris. Le bureau : ok. Survivant de la dotation 1982 ce qui, dans un immeuble de 1978, vaut brevet de modernité, d’où le prix (280 lei). Rentre dans la 106 dont avons démonté l’intérieur. Gamins casés comme peuvent. Inquiétude quand croisons les patrouilles de gendarmerie, qu’une espièglerie du hasard rend particulièrement nombreuses. […] Jeune homme à la caisse du Méga. Nerveux, tics à la mâchoire. N’a rien pris. Peste entre ses dents jusqu’à ce que me retourne. Jette un ticket sur le tapis roulant, dessus une croix au bic noir. M’en vais avant de savoir ce que signifie. […] Nina malade, c’est Sarah R. qui nous garde les petits. Marius à Kyralina. Le poireau oltène. « L’avenir nous sourit comme une tête de cheval mort. » 60 nationalités parmi les chauffeurs de bus de Lausanne. Le service en alpaca (?). Erotisme de la Suissesse. Des têtes amies dans le public, dont Magda C. E. me quitte vers 20h. Trinquons sec à la librairie puis au Zadar. Mettons Marius dans un taxi. Descendre la rue Popa Tatu avec Aurélie, Christophe, Clément mais blancs de fatigue. A la maison à 3h. »
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