Journal d'Anton B.

Mardi 16 septembre 2025, dans la nuit

Frustra ferro diverbere umbras. Extrait du Journal au 16 septembre 2025:

« Discussion avec X., nouvellement arrivée. Elle recommande un blog, le Grand Réveil, qui semble un tissu de niaiseries, le type à 46 ans a fini par se tirer une balle, un Dupont de L. mais passons, un ami à elle, qui sommes-nous pour juger. C’est dans l’après-midi que le doute s’installe : elle a besoin d’aide pour trouver un appartement, je l’installe devant OLX et lui demande ses critères. Elle cherche la chaumière du Christ, qu’elle louerait à un brave paysan. Ne sais que répondre. J. lui-même, pourtant toujours très aidant, a visiblement renoncé. […] Le clochard : boschetar, selon Sorina, c’est-à-dire l’homme des bois. Le dictionnaire proposait vagabond. […] Ramène les enfants et Nina B., qui les gardera, à la maison ; puis file à l’institut pour la conférence de Grégory. Le type qui l’accompagne, un vieux de la vieille, pontifie sur la poésie qui, seule, ose dire la campagne, la ville, la résistance blablabla. Des bêtises. Il préside des cercles, des comités, des académies ; et confisque sans vergogne le micro pour réciter ses vers translucides. Il a connu des gens connus, des mecs fabuleux, à-tu-et-à-toi. Au premier rang une femme feuillette un magazine : Beethoven et la France. Christophe me rejoint. Aperçu Johann et Ana B., peu convaincue. Sarah, fidèle, dont apprends qu’elle rêve en français; puis Andréa dont je saisis mal ce qui l’attire ici. Verre de l’amitié. Victor, présent mais rêvasse ; apprendrai, plus tard, qu’il a tourné dans un film sélectionné à Cannes, un rôle important, j’en vois des bouts. La soirée au bar, derrière ; le poète à côté de moi parle puis s’arrête puis reprend, en perds un peu le fil. Le patron du bar a bossé à Lyon, a connu Clermont-Ferrand. Rentré à 2h, gris. »

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